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Azeracoises
Azeracois.
Mais pourquoi sommes nous des AzeraCois
avec un C plutôt que des AzeraTiens
avec un T comme dans Azerat?
Et bien parce que du temps des romains, il y a deux milles ans, en latin,
notre petit village s'appelait AzeraCum.Tout comme
Montignac était Montignacum, Auriac, Auriacum, etc…. etc
… etcracum…
Le Cum voulait dire Chez…. Chez Untel se serait dit Untel-acum
par exemple.
Nous sommes donc chez Azer qui n'était pas forcément
l'habitant de l'endroit... le relief, le climat, les sources, la végétation
pouvait être à l'origine des noms de lieux.
On pense donc à Acerabulus qui est le nom de l'érable.
Imaginons un romain, tendance écolo, débarquant dans une
forêt d'érables au confluent du Douime et du Cern et s'écriant
"Ah ces acerabulus sont magnificum!"
Il n'en fallait pas plus pour rebaptiser un ancien village gaulois qui
n'en demandait pas tant.
Nous vivons donc, depuis ces époques lointaines, chez l'érable.
Azeracum persistera jusqu'a François Ier,
aux alentour de 1550.
Puis le mot s'ampute de son Um, il devient Azerac,
puis on ne sait pas pourquoi il perd son C au profit
du T pendant le 19em siècle.
Puis les romains se font virer par les hordes sauvages venues d'Europe
centrale.
Dans le sud ouest ce sont les wisigoths qui s'installent.
Ils n'imposeront pas leur langage comme leur prédécesseurs
mais en trois cents ans ils ont le temps de faire des petits et s'ils
laissent une trace à Azerat, c'est certainement dans le caractère
de leurs descendants qui n'est pas toujours facile.
Mais notre histoire locale, celle que nous pouvons remonter vraiment
grâce à des documents écrits, commence avec Ebles
de Souillac.
Les de Souillac seront seigneurs d'Azerat pendant plus de 500 ans! Jusqu'en
1707…
C'est de 1189 à 1191 qu'Ebles de Souillac
participe à la troisième croisade avec Philippe
Auguste et Richard Cœur de Lion.
On dit que sur le chemin du retour, la Méditerranée leur
offrit une de ces terribles tempêtes dont elle a le secret.
Comme tous marins dans ces circonstances notre croisé pense à
son pays, si calme, si serein, si tranquille et surtout si stable sous
ses pieds.
Une colère des flots telle, ne peut-être que divine!…
Alors Ebles s'agenouille sur le pont de son navire et dans le vent qui
lui cingle le visage, les embruns qui le giflent, les paquets de mer
qui le douchent, le roulis et le tangage qui l'envoient bouler dans
les bastingages, trempé et transi dans son armure il fait vœux
d'élever une chapelle sur son domaine si Dieu fait cesser la
bourrasque.
La tempête finit par se calmer et Ebles peut enfin rentrer sur
sa terre d'Azerat.
Fidèle à sa promesse il réalise son vœu et
c'est depuis ce temps que nous avons notre amour de petite chapelle.
Deux cents ans plus tard, le 5 mai 1395, nous sommes sur le chemin
qui vient de St Rabier, l'actuelle rue de la gare, un peu en dessous
de la tour. Ce chemin traverse le cimetière….
Oui, le cimetière de l'époque n'est pas celui que vous
connaissez aujourd'hui. Je vous expliquerai….
Une altercation éclate entre Louis de Souillac,
qui a 20 ans et un sergent royal dans l'exercice de ses fonctions.
L'engueulade dégénère malgré les tentatives
de conciliation.
Le sergent devient grossier et insulte la mère de Louis qui tire
son épée et tue l'insolent.
Comment fini l'histoire pour not' seigneur?
Nous sommes en pleine guerre de cent ans, ne l'oubliez pas. Azerat est
resté fidèle au roi de France... Les bras de bonne volonté
ne devaient pas être de trop pour bouter l'Anglais.
Louis de Souillac est condamné à
mort et gracié.
"Les habitants d'Azerat ne sont tenus à aucun devoir qu'envers
leur seigneur… celui-ci possédant cette terre en toute
justice".
Ainsi disait le Sénéchal du Périgord
en 1405.
Bien qu'enclavée dans le Périgord, je l'ai déjà
dit, la terre d'Azerat était dans la mouvance directe du roi
de France.
Il est donc normal que cent ans plus tard, le 19 février 1514,
Louis XII vienne passer un week-end à
Azerat.
Il vient recevoir l'hommage que Jean de Souillac
lui fait de sa seigneurie.
Eh oui! Un roi est venu à Azerat. Il s'est même certainement
promené dans les allées qui existaient déjà
il y a 500 ans.
Peut-être même a-t-on tiré un feu d'artifice en son
honneur…
C'était pas un grand roi, Louis XII,
mais d'être venu ici, au centre du monde, en fait un roi exceptionnel
…
Non mais rigolez pas… Y'avait pas l'autoroute à cette époque!
Même pas la 89 ! En venant du nord il fallait traverser le causse
aride des Places de Malencontre et affronter les brigands de la Grèze
et de la Plansonnie!
Malencontre!!… mauvaises rencontre, bien sûr!
L'endroit devait être salement malfamé pour mériter
un nom pareil!
Nous voilà déjà en 1685.
C'est pas la grande histoire mais vous verrez qu'elle la rejoint : Jacques
Rafaillac épouse une fille de la Servolle : Anne
Requier.
Il venait de Badefols, ce Jacques. Ils s'installent dans la maison qui
abrite aujourd'hui "chez la Jeanne et chez Flamin"….
Cette maison aura d'ailleurs une histoire pas banale avant de devenir
l'Hypermarché que vous connaissez …..
Trois ans plus tard le couple fera construire une autre maison à
la Servolle. Elle existe toujours et sert aujourd'hui d'atelier d'ébénisterie
à l'artiste Alain Vaujour.
Si je vous parle des Rafaillac, c'est qu' un siècle plus tard,
l'arrière petit fils de ce Jacques Rafaillac
deviendra médecin particulier du roi Louis XVI,
sous le nom de Pierre de la Servolle.
Mais revenons un peu en arrière, en 1674.
Peut-être avez vous entendu parlé de ce sarcophage découvert
près de l'église lors de travaux de terrassement?
Jadis, à cet endroit, en symétrie avec la sacristie il
y avait la Chapelle des de Souillac où les seigneurs pouvaient
accéder, pour assister à la messe, directement de leur
château à une tribune qui dominait le cœur.
Le sarcophage est certainement celui de David de Souillac, mort à
71 ans après une vie passée au service de Louis
XIII et de Louis XIV.
Il devait bien nous aimer, ce David, puisque après une vie aussi
brillante passée dans les palais Parisiens, il a souhaité
revenir mourir où il était né, auprès de
ses paysans, nos ancêtres.
On sait qu'il a été enterré dans sa chapelle le
23 novembre 1674, le jour même de sa mort.
Voilà une explication possible pour ce sarcophage perdu aujourd'hui
dans les tuyaux de" l'ozone".
Mais voilà, ses héritiers, qui n'avaient jamais vraiment
vécus à la campagne, préfèrent se débarrasser
de cette résidence onéreuse et encombrante.
C'est en 1705, que son petit fils, Jacques Joseph Auguste
comte de Souillac Castelnau, qui lui, n'en a rien à
cirer des ploucs, vend le château plus ou moins laissé
à l'abandon.
Il le vend à un lieutenant général des armées
du roi, le chevalier de Laubanie, récemment
anobli.
Celui là n'en profitera pas : Il meurt un an plus tard de ses
blessures. Parce qu'à 65 ans, ce jeune homme se bat encore.
C'est son frère, François Dumasgontier de
Laubanie qui hérite du marquisat d'Azerat en Juin
1706.
En ce temps là la coutume voulait que le notaire promène
le nouveau propriétaire dans chaque recoin du domaine en le tenant
par la main. Il lui faisait arracher une touffe d'herbe et rompre un
rameau d'ormes en signe de possession.
E t si on reparlait des Rafaillac…..
Ça va bien pour eux.
En 1718, Le fils Rafaillac, Jean, est devenu médecin. Il a fait
ses études avec… vous n'allez pas me croire : l'illustre
Chirac, à l'époque, professeur
à Montpellier.
Il épouse Louise de Gareboeuf, fille
d'un seigneur du Var.
Oui, il y avait aussi un seigneur au Var : il s'appelait Elie
de Gareboeuf , il est mort à 90 ans…
Il était de cette noblesse en sabot très respectée
par les paysans ainsi que par les grands de ce monde parce qu'il savait
manier aussi bien la charrue que l'épée.
Petite anecdote : on raconte que le chevalier Elie de Gare-bœuf,
du Var, donc, arrivant monté sur un âne au milieu de brillants
équipages au château de Hautefort pour participer à
une petite boum s'est vu méprisé par les autres invités....
Mais devant la porte du château, le marquis de Hautefort
prit le vieil homme par l'épaule et le fit entrer le premier
en lui prodiguant toutes les marques du respect et en l'appelant mon
"cousin"… et TOC!
Mais revenons au cimetière.
Il y a 270 ans, En 1733, la paroisse trouve un terrain plus pratique
et près de l'église pour ouvrir son nouveau cimetière….
celui que vous connaissez aujourd'hui.
On décide donc de fermer l'ancien qui se trouvait, rappelez-vous
la bagarre funeste, sur la route de St Rabier, l'actuelle rue de la
gare….
Cette situation, d'ailleurs, explique le sarcophage que Jeannot
Gard a trouvé sous les fondations de sa maison.
L'évêque est convoqué pour déclarer cet ancien
cimetière : "Profane".
Cérémonie habituelle destinée à rendre à
la banalité ce qui était sacré.
Je crois qu'on peut expliquer par le mot "profane" la légende
du cimetière des lépreux : de "profane" à
"maudit" et de "maudit" à "pestiféré"
il n'y a qu'un pas que la mémoire collective a pu franchir en
trois siècles.
Si on connaît cette histoire c'est parce qu'à l'époque
la paroisse a besoin de sous pour acheter le presbytère qui fait
défaut depuis toujours.
En effet, à chaque inventaire d'église il est signalé
qu'il n'y a jamais eu de maison de curé à Azerat.
On décide donc de vendre le cimetière abandonné,
débarrassé de ses tombes j'espère, pour acheter
la maison des Rafaillac de la Servolle dans le bourg.
Chez la Jeanne devient donc, en 1749, le presbytère d'Azerat.
Pendant ce temps Pierre Rafaillac a fait son
chemin. Il est devenu médecin du Roi.
Louis XVI l'autorise à se faire appeler
Pierre de la Servolle sous prétexte
que Rafaillac pourrait faire penser à Ravaillac, ce qui, vous
en conviendrez, la foutrait mal pour le médecin d'un roi.
Les Laubanie, nouveaux propriétaires du château, de noblesse
récente se comportent comme n'importe quel parvenu, venu.
Tout juste arrivés à Azerat ils ne trouvent rien de mieux
à faire que d'interdire le passage aux gens du Labouret.
Je m'explique. La route actuelle n'existait pas, elle n'a que 70 ans.
Pour aller du Labouret au bourg, les gens auraient dû prendre
le chemin qui descend jusqu'à la fontaine St Martin, remonter
le long du Cern, passer sous le cuvier, contourner le moulin et sa retenue
avant de remonter vers l'église.
Appréciez le détour et surtout le raidillon quasi impraticable!
C'est Jean de Souillac, celui qui avait reçu
Louis XII, qui leur avait donné le
droit de passage ici même, dans les allées en 1483!
C'était quand même plus pratique!
Eh bien l'autre là, le nouveau, fait son caprice. Il ne veut
plus voir personne dans son jardin. Il dresse le mur dont on peut voir
les vestiges là bas au bout des allées et les autres n'ont
plus qu'à refaire le tour, trois cents ans après!
On devait les bénir les Laubanie ! C'est peut-être bien
pour cette raison que la révolution éclate dix ans plus
tard.
Mais ils ne feront pas souche à Azerat.
En 1783 Le chevalier Jean de Laubanie, meurt et le château passe,
faute de descendant mâles, par alliance aux de Lubersac.
Mais la voilà, la révolution! 1789. Les habitants se
réunissent devant la porte principale de l'église d'Azerat
pour rédiger le cahier de doléance.
Les historiens d'aujourd'hui s’étonnent du nombre de signatures
qui prouve un degré d'instruction peu commun dans la paroisse.
Jugez un peu : un licencié en droit. Un maître chirurgien.
Un notaire. Un praticien. Quatre bourgeois. Un teinturier. Six clercs.
Un menuisier. Un tailleur d'habits et neuf autres dont la profession
n'a pas été signalé.
Y'avait déjà du beau monde à Azerat, en 1789!
Les doléances sont à peu près les mêmes que
dans les communes environnantes et nous apprennent que le principal
revenu des paysans était le vin….
Imaginez tous ces coteaux couverts de vigne jusqu'au Phylloxéra
en 1850….
On coupe la tête du roi en 1793. La terreur s'installe.
Dans sa grande sagesse, comme s'il n'y avait pas plus urgent, la convention
fait interdire entre autre, la sonnerie des cloches.
Mais une trentaine de jeunes d'Azerat et des villages ne sont pas d'accord.
Ils viennent dans l'église à trois heures de l'après-midi
et sonnent à toute volée, réveillant le bourg de
sa sieste et déclenchant une véritable émeute sur
la place.
Le nouveau maire qui veut faire la loi est bousculé par le meneur,
un certain "Curetoupi". Il sort
son couteau et menace son agresseur, ce qui a pour effet d'exciter un
peu plus les dangereux contre révolutionnaires. Submergé
il prend ses jambes à son cou. Il est poursuivi à coups
de pierres jusque chez lui où il s'enferme mais le maréchal
ferrant défonce sa porte à coup de masse.
Il faudra toute l'autorité de Marc Reynaud,
juge au comité du district pour calmer les esprits.
Les émeutiers auront quand même droit à un procès
en règle devant le comité révolutionnaire de Montignac
et s'ils ont gardé la tête sur leurs épaules c'est
bien parce que le sieur Verlhiac du Labouret,
administrateur au district a étouffé l'affaire pour ses
petits protégés d'Azerat.
C'est qu'on la perdait pour moins que ça, sa tête pendant
cette période. Demandez à Fargeot,
clerc de notaire qui eut le malheur de reprocher au meunier de la Bachellerie
l'achat d'un bien appartenant à l'église.
Dénoncé pour cette faute grave, il est jugé sommairement
et décapité le 16 mai 1794 sur la place Francheville.
Les esprits sont très échauffés. Deux pauvres types,
s'emparent d'une statue de la vierge dans la chapelle, la lapide et
la traîne dans le bourg avant de la brûler sur la place.
Cet acte ne leur portera pas chance. On dit qu'après cela leur
vie fut un enfer….
L'épisode des cloches montre que malgré les temps, il
ne fallait pas plaisanter avec la religion, à Azerat.
Les gens du Labouret en profitent pour faire rétablir leur droit
de passage dans les allées et la ci-devant Lubersac
n'a pas d'autre choix que de s'exécuter.
Contrairement à ce que beaucoup croient, le château n'a
jamais brûlé à la révolution. Les seigneurs
mâles ont émigré mais la châtelaine et sa
fille sont restées à Azerat où, tout comme Pierre
de Rastignac elle ont acheté leur tranquillité
en payant leur obole à la révolution.
Pendant toutes ces péripéties Pierre de la
Servolle, médecin du roi s'échappe de Paris
déguisé en paysan pour ne pas être reconnu et revient
chez lui, ruiné. Parce qu'en perdant sa charge auprès
de Louis seize il a tout perdu.
La chapelle est vendue à Léonard Grifoul,
"receveur buraliste" et le notaire Passemard
achète le presbytère qui n'aura duré que 40 ans.
Comme vous pouvez le constater la révolution n'a pas été
calme à Azerat.
Mais les temps s'adoucissent un peu et nous pouvons faire un petit recensement.
Ça vous intéresse?
En 1804, il y a deux cents ans, donc : nous avons 248 maisons à
Azerat. 286 hommes, 291 femmes, 271 garçons, 293 filles, 19 défenseurs
de la patrie vivants (on ne nous dit pas combien de morts). Total 1160
âmes et…. 744 portes et fenêtres.
A cette époque le bourg d'Azerat était complètement
isolé comme le sont encore Bars ou Fanlac, par exemple.
Au nord, pour venir d'Excideuil et de Hautefort il fallait emprunter
le chemin de Malencontre déjà cité, qui passait
par Ste Orse.
A l'est, venant de Terrasson, le chemin qui passe toujours à
Rastignac.
Au sud, venant de Montignac le chemin d'Auriac qui descend du Labouret
Et à l'ouest, pour venir de Thenon il fallait passer par la Servolle.
Essayer d'imaginer Azerat sans la 89, niché tout seul fond de
sa vallée….
Mais cela va changer. En 1815 commencent les travaux de la route nationale.
Elle sera construite de toute pièce, comme l'autoroute aujourd'hui,
coupant les bois, les champs et les prés.
Ne croyez pas que ça se passe en douceur à Azerat.
Ce serait trop long ici mais les habitants font tout pour empêcher
cette calamité.
Alors qu'on donne les premiers coups de pioche, Pierre de
la Servolle remonte à Paris pour essayer de redevenir
le médecin du roi restauré Louis XVIII.
Mais il est trop vieux et on le nomme "médecin honoraire".
Il paraît que dans une conversation à bâtons rompus,
ce nouveau roi, assez méprisant, aurait dit à notre compatriote
que le vin du Périgord n'était pas bon….
Y'a des coups de pieds au cul qui se perdent!…
1819. La route avance doucement et à Azerat on met tellement
de mauvaise volonté à la construire que le préfet
écrit une lettre à l'entrepreneur local. Il lui reproche
de n'avoir mis sur son chantier "que six ouvriers et deux mules"!!!
On doit bien reconnaître qu'ils sont plus efficaces pour l'autoroute!
En 1821 Pierre de la Servolle meurt à
74 ans dans une indifférence totale. On peut voir sa tombe, toute
de travers dans le cimetière d'Azerat.
Drôle de destin.
Le Château des Lubersac est vendu au Duc de la Rochefoucault
Liancourt.
La route nationale coupe tout ce qui dépasse.
Regardez les maisons. Celles qui sont parfaitement parallèles
à la chaussée datent d'après 1820 et celles qui
sont de bingoï ou coupées comme chez Gatignolles,
chez la Jeanne, chez Marie
ou chez Perrier datent d'avant le passage
de la route.
En 1840 Le curé Lacoste rachète
la chapelle pour la rendre au culte.
L'année d'après les frères du sacré cœur
de Marie s'installent au château. Ils y fondent une école.
Cette présence ne durera qu'une quarantaine d'années,
mais cet événement important pour un petit village a marqué
les mémoires.
On leur attribue la construction de la piscine qui est la plus ancienne
de la région.
Ecoutez moi bien, nous sommes quand même de drôles de Wisigoths,
à Azerat!
Le 7 septembre 1844 une pétition circule pour dénoncer
la dégradation des récoltes occasionnée par…
je cite : "le passage continue de véhicules sur la nouvelle
route nationale."!!!
En 1844!… Déjà!
Le curé Labrousse fini de restaurer
la chapelle et c'est le 9 août 1850 que l'évêque
de Périgueux vient la bénir, transposant ainsi la date
du pèlerinage du 15 août au 9 août.
L'église est dans un état déplorable, tout s'écroule.
Le curé Labrousse, toujours lui, obtiendra
les moyens de la restaurer et c'est en 1869, le 9 août toujours,
que l'évêque viendra inaugurer l'église tel qu'on
la connaît aujourd'hui.
En même temps notre paysage connaît un nouveau bouleversement
: on construit la voie de chemin de fer qui sera inaugurée en
1860.
C'est en 1887 que la commune achète le château et ses
dépendances pour y aménager un groupe scolaire, une mairie,
la poste et un champ de foire.
Notre actuel Cuvier deviendra la halle du champ de foire.
Si le château n'a pas brûlé à la révolution
il brûlera en 1903, le 12 mai.
Vous allez dire que je suis mauvaise langue mais un contrat d'assurance
passé quelques temps auparavant rend cet incendie un peu suspect.
Mais c'est pour la bonne cause. Il est complètement délabré
et risque s'écrouler sur la tête de nos petits écoliers.
On ne reconstruit que la partie actuelle. L'aile nord qui venait envelopper
l'église et la chapelle des de Souillac disparaît, ne laissant,
qu'à six pieds sous terre, la tombe de David retrouvée
récemment.
Certains se rappellent encore des vestiges d'une tour, près de
chez Thérèse.
Mais nous voici déjà au vingtième siècle
et la suite de l'histoire, c'est vous qui l'avez faite……………..
Document créé pour le Comité des
Fêtes a l'occasion du feu d'artifice du 15 août 2002 par
Jean
Claude Parisis. "Copyright 2002"
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