Théâtre
Association Départementale de Developpement Culturel

Lettre d'une inconnue

De Stefan Zweig
Compagnie de La Trace
Mise en scène : Céline Thiou
Comédienne : Isabelle Bouhet
Composition et guitare : Jean-Louis Compagnon
Flûtes : Christian Compagnon
Accordéon diatonique : Sylvain Girard
Diffusion : Benoît Mousserion

Vendredi 18 mars 20h30
à St Germain des Près
salle des fêtes
Prix : Adultes 8€, Etudiants 4€, Scolaires 3€

Samedi 19 mars 21h00 Beauregard de Terrasson, salle polyvalente
Prix : Adultes 8€, moins de 16 ans 5€

Renseignements :
ADDC - 05.53.06.40.00
Saint Germain des près- 05.53.55.31.15 / 05.53.52.35.19

 

Lettre d’une inconnue est la révélation d’un secret. Celui d’un amour fou, d’une jeune fille de 13 ans, jamais avoué mais toujours entretenu. C’est l’histoire d’une jeune fille, puis d’une mère qui choisit la voie d’un destin tragique plutôt que celle d’un amour consensuel.

Nous avons préféré le texte de Stefan Zweig à l’adaptation théâtrale qui en avait été faite, ceci dans la mesure où l’écriture de Lettre d’une inconnue porte en elle-même sa propre théâtralité.


Une énigme d’amour

Lettre d’une inconnue est une nouvelle de Stefan Zweig (1881-1942), auteur incontournable de la première moitié du 20ème siècle. Cette nouvelle a fait l’objet de maintes adaptations, tant au théâtre qu’au cinéma.

Il s’agit d’un enchantement que la lecture de ce texte. Eclatant entre mélancolie et sérénité lorsque l’amour et la mort, après s’être taquinés, se côtoient, l’un cédant à l’autre.

Brillance, brûlure, amour sacré, don de soi absolu, révolte d’amour, enfance et enfant perdu, sensualité : telle est la parole révélée par cette femme.

Lettre d’une inconnue est la révélation d’un secret : l’amour fou qu’une jeune fille de treize ans a voué jadis à un écrivain de vingt-cinq ans, sans jamais le lui dévoiler, et que la femme adulte continue d’entretenir. C’est surtout pour nous l’histoire d’une jeune fille, puis d’une mère, qui choisira la voie d’un destin tragique, plutôt que celle d’un amour consensuel.

La lecture de ce texte est un enchantement : enchantement éclatant entre mélancolie et sérénité lorsque l’amour et la mort, après s’être taquinés, se côtoient dans une fusion fatale. Ce comportement déterminé fait de l’inconnue une réelle héroïne.

Je voulais être la seule parmi toutes les femmes à qui tu penserais toujours avec l’amour, avec gratitude.

Une intrigue tragique dont nous connaissons l’issue dès les premières paroles.

Stefan Zweig disait vouloir écrire des livres qui fussent du pain pour l’humanité. C’est sans doute pour cette raison que nous constatons, après chaque représentation, que l’inconnue trouve une place au chaud en chaque spectateur, passagère clandestine de nos consciences.


Mise en scène

Une comédienne et trois musiciens, un dispositif scénique épuré pour donner à entendre plus encore qu’à voir un destin tragique. Parce que c’est la musique des mots de Zweig que nous avons cherché à attraper avant tout dans ce spectacle. Le texte résonne en leitmotiv, qui scandent le texte comme les refrains d’une chanson, un lied de Schubert.

Les partitions du jeu et de la musique se répondent et se complètent, avancent de concert pour dire l’impossibilité d’être reconnue, d’exister dans le regard et la mémoire de l’être aimé.


Une unique comédienne

Puissance du verbe, pertinence des images, musicalité des mots, autant d’atouts majeurs qui s’épanouissent par la seule voix de l’inconnue et ne pourraient que se diluer si l’on imposait un romancier et un serviteur, deux personnages éloquents parce que fantômes.


Un trio musical

La musique va alors devenir le vrai partenaire de l’inconnue (et du public), partenaire de solitudes enfantines, de silences de femme, de rêve d’opéra d’un grand soir….Nous l’avons voulue à la fois alerte et lyrique, tour à tour gaie et désespérée, jamais illustrative. La musique répond à l’inconnue, ouvre l’espace, sollicite l’imaginaire et propose désormais une autre transposition poétique.

Il sentit que quelqu’un venait de mourir ; il sentit qu’il y avait eu là un immortel amour. Au plus profond de son âme, quelque chose s’épanouit en lui, et il eut pour l’amante invisible une pensée aussi immatérielle et aussi passionnée que pour une musique lointaine.

C’est cette musique lointaine que nous avons cherchée tout au long des répétitions et que nous espérons à chaque représentation.


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