| Travaux et fouilles archéologiques
se sont étendus jusque dans les années 90. Bâtiments
et machines font l'objet de fouilles assidues. Les fours à puddler,
très caractéristiques des forges anglaises, sont apparemment
les derniers vestiges présents en France, d'où l'importance
et la valeur des forges de Savignac Lédrier.
Les fouilles se sont par
exemple organisées autour du bocard (en 1990), des halles Est et
Sud du haut-fourneau (1992), de l'affinerie (1993), du marteau à
drône et du gazogène (1995), du four à puddler nord
(1996).
La forge a progressivement
quitté le patrimoine de la famille de la Héronnière,
cependant toujours propriétaire du château situé au-dessus.
Une association de sauvegarde de la forge de Savignac Lédrier a
participé aux premiers travaux de restauration (pris en charge par
l'Etat) avant que le département, considéré comme
un partenaire financier plus solvable que le secteur associatif existant
sur place, n'hérite de la responsabilité des travaux et de
la gestion sur le site.
Le conservateur départemental
s'est vu confier la restauration des machines. C'est le programme "meuble-immeuble",
(en opposition au programme "immeuble-immeuble" visant à
la seule restauration des bâtiments), qui a ainsi véritablement
été mis en oeuvre en 1990.
L'aménagement principal
se centre actuellement sur les alentours du site avant que sa totale restauration
et sa mise aux normes de sécurité ne le rendent pleinement
accessible au public; cet aménagement consiste essentiellement en
l'organisation d'un parcours paysager à la périphérie
de la forge. |