- Interprétation archéologique des
pointes de projectiles découvertes dans les sites archéologiques
et dans le cas précis, attribuées au Solutréen.
- Le modèle doit pouvoir s'adapter sans difficulté
majeure à différents contextes archéologiques
sous réserve d'adapter le modèle à la structure
géométrique des objets et aux caractéristiques
physiques de leur matière première.
- Les objets archéologiques se présentant
sous divers états de conservation (entiers, fragmentés
mais raccordés, fragmentaires), il s'agissait de réaliser
une série d'approches expérimentales relatives à
toutes les étapes de leur histoire technique.
Dans le cadre du projet collectif de recherche, il
convenait d'approfondir toutes les étapes techniques relatives
à la production et à l'utilisation des pointes à
cran solutréennes :
- production laminaire d'éclats et de supports
propices à la réalisation des pointes par percussion
lancée au percuteur tendre (1993 - 1994 - 1995)
- techniques et méthodes de façonnage des supports par
retouche à la pression au compresseur (1993 - 1994 - 1995)
- Systèmes d'emmanchement des pointes sur les fûts en
conformité avec des armes de jet susceptibles d'avoir été
employées (1993 - 1994 - 1995)
- fracturation des pointes lors des chocs contre le squelette osseux
des carcasses d'herbivores de taille moyenne (caprinés) et
de grande taille (bovinés) qui ont été utilisées
comme cibles (1993, 1995).
Le projet collectif de recherche se développe
à la suite de travaux entrepris dès 1987, par conséquent
à l'issue d'une expérience soutenue en matière
de réalisation de fac-similé de pointes de projectiles.
A l'heure actuelle, les populations d'objets expérimentaux
fabriqués et utilisés s'élèvent à
plusieurs centaines. Un total de 270 pointes à cran ont été
utilisées, parmi lesquelles 50 ont été tirées
à l'arc en bois droit de 50 livres et 111 dans les conditions
du propulseur à crochet à l'aide d'une baliste reproduisant
les mêmes constantes de tir (vitesse, distance) et autorisant
une grande précision de visée.