Les vestiges archéologiques se conservent lorsqu'ils sont protégés dans des couches de sédiments, argiles, sables, graviers ou blocs.

L'étude sédimentologique renseigne sur l'origine, les conditions de dépôts et l'altération de ces sédiments. Elle permet de préciser les conditions climatiques contemporaines du dépôt des vestiges. Elle contribue ainsi à déterminer l'environnement dans lequel vivaient les hommes préhistoriques.

La micromorphologie des sols est une méthode récemment empruntée à l'agronomie.Dans un gisement, on prélève un petit volume (10 cm sur 10 cm sur 20 cm) de sédiments que l'on imprègne de résine et dans lequel on découpe une lame verticale de quelques microns d'épaisseur. Observée au microscope, cette lame livre les secrets de l'organisation des différents éléments entre eux. Elle permet de comprendre et de montrer les traces des activités humaines. Elle décèle par exemple les petits copeaux de bois de renne qui sont détachés lors de la fabrication d'une sagaie. Elle permet aussi de lire les déformations, les altérations qu'ont subies les sédiments.  


Stratigraphie du gisement de Laugerie Haute.Document musée national de préhistoire. Cliché Ph. Jugie.