Pendant le Quaternaire, des glaciers ont recouvert à plusieurs reprises une grande partie de l'Europe. Au cours de quatre grandes glaciations, les glaciers ont avancé largement au-delà du domaine où nous les connaissons actuellement.Ces glaciations ont reçu le nom des affluents du Danube où ont été observés leurs dépôts. De la plus ancienne à la plus récente, il s'agit du Gunz, du Mindel, du Riss et du Würm.

L'essentiel des dépôts paléolithiques de Dordogne est contemporain des phases froides des deux dernières glaciations. Les hommes préhistoriques de ces périodes ont connu des conditions climatiques très différentes des conditions actuelles. Les associations végétales et animales témoignent d'un climat froid proche de celui que l'on connaît aujourd'hui dans le nord de la Norvège. Véritables fleuves d'eau gelée, les glaciers érodent de façon tout à fait caractéristique les vallées qu'ils empruntent. Les matériaux arrachés sur leur passage subissent de profondes transformations qui leur donnent des formes très reconnaissables.

Quand un glacier se retire, lors d'une période de réchauffement, il laisse de vastes accumulations de ces matériaux : les moraines. Ces dépôts caractéristiques, ainsi que la forme en U des vallées, montrent l'existence d'un glacier disparu depuis des millénaires.


Cliché B. Kervazo. Extrait de Tailler le silex.

Les falaises calcaires, nombreuses en Dordogne, présentent des conditions idéales de conservations des vestiges préhistoriques. Leur grand nombre en Dordogne explique la richesse du patrimoine préhistorique de ce département.