Les artistes préhistoriques ont utilisé divers colorants à base d'oxydes minéraux : L'ocre (oxydes de fer) offre différentes teintes de jaune, de rouge, de brun. La couleur noire peut être obtenue par du dioxyde de manganèse ou par du charbon.
Les colorants ont été utilisés sous différentes formes, en poudre ou mélangés à des liants. Ils ont pu être appliqués à l'aide des doigts, de pinceaux faits de poils, de fibres végétales ou de tampons de peau. Sous forme de blocs, ils peuvent être frottés sur la paroi, tels quels ou après avoir été façonnés en crayons.
L'expérimentation suggère que l'artiste a pu aussi se servir d'un petit tube en os, sorte d'aérographe, afin de pulvériser la matière colorante.

Pour graver et pour sculpter les artistes ont utilisé divers outils en silex.

 

 


 

 

La localisation de peintures pariétales dans des zones obscures, laisse supposer l'utilisation de moyens d'éclairage.
Après celle de la Mouthe, de nombreuses lampes en pierre ont été découvertes dans d'autres sites. Par ailleurs, les frottis remarquées sur diverses parois peuvent indiquer l'utilisation de torches végétales.

 

D'une manière générale, la troisième dimension est déjà suggérée. Pour donner des effets de volume, différents procédés sont utilisés : modelé par dégradé de couleur, hachures, remplissage de certaines parties des figures, intégration des contours des dessins aux reliefs naturels des parois.

Des études récentes tendraient à montrer que les hommes du Paléolithique ont utilisé une projection curviligne en lieu et place de la projection plane qui nous est familière depuis la Renaissance. Les figures sont déformées comme si elles étaient représentées sur une surface légèrement convexe.
Cette hypothèse vient à l'encontre des idées habituellement admises de maladresse, d'erreurs de proportions ou d'utilisation de l'anamorphose, procédé selon lequel les dessins sont volontairement déformés pour paraître dans de justes proportions à un observateur situé sous un autre angle que l'artiste.