En préhistoire, tout ce qui touche à l'art suscite toujours l'étonnement. La conservation de ces vestiges, extrêmement fragiles, est le résultat d'une succession de mille hasards favorables. Les plus anciennes manifestations artistiques apparaissent avec l'homme moderne (Cro-Magnon) au début du Paléolithique supérieur. Ce qui est parvenu jusqu'à nous n'est qu'une infime partie de ce qui a été réalisé pendant une période considérable, plus de 30 millénaires, et sur un domaine immense, couvrant progressivement l'ensemble de la planète.

 

 

   
En Dordogne, pays calcaire, l'art préhistorique n'est plus visible que dans les grottes et au coeur de quelques abris sous roche, mais ailleurs, dans des régions à la géologie et au climat plus favorables, des figures ont été conservées en plein-air. C'est le cas au Portugal, où les gravures paléolithiques récemment découvertes dans la vallées du Côa montrent clairement que l'art préhistorique n'était pas limité au monde souterrain.