Dès 1850, des chercheurs notent des figures animales relevées sur des objets trouvés en fouilles, ou sur les parois des grottes. Néanmoins, la communauté scientifique nie l'existence d'un art préhistorique. Il est difficile en effet, d'accepter que l'homme préhistorique, alors considéré comme primitif, puisse concevoir une esthétique élaborée.
Lorsqu'en 1879, M. de Sautuola découvre dans la grotte d'Altamira (Espagne) de nombreuses peintures pariétales animalières, la science résiste et voit dans ces dessins l'oeuvre récente d'un berger.
C'est qu'alors on ne connaît qu'un petit nombre de ces curieuses manifestations artistiques et la fraîcheur de leur traits, entre autres, jette le doute sur leur ancienneté.

 

 

La situation de ces peintures dans la zone obscure des grottes accentuait l'incrédulité du public. Il était alors impensable que les hommes préhistoriques aient pu disposer de moyens d'éclairage.

Extrait du film Le temps des chasseurs solutréens. Réalisateur Pascal Magontier

La découverte d'une lampe dans les fouilles de la grotte de la Mouthe aux Eyzies, en 1895, défait cet argument et en 1901, la découverte, dans les grottes des Combarelles et de Font de Gaume, de nombreuses gravures et peintures pariétales, dans des galeries difficiles d'accès, est un élément décisif dans la reconnaissance de l'art pariétal préhistorique. Devant ces données nouvelles, Cartailhac, au cours d'un colloque tenu en 1902, révise sa position dans un article intitulé : Altamira, mea culpa d'un sceptique. Cette communication est le premier pas de la communauté scientifique vers la reconnaissance de l'art paléolithique.