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Loi du 30/12/91 - L'article 1 de la loi énonce : "la gestion des déchets radioactifs et à vie longue doit être assurée dans le respect de la protection de la nature, de l'environnement et de la santé (...) en prenant en considération les droits des générations futures"
Trois axes de recherche sont envisagés
A la suite d'une information parue sur Internet et dans la
presse faisant état du projet d'enfouissement de déchets
nucléaires dans le massif granitique de Piégut (un des quinze sites retenus) un collectif
spontané et apolitique s'est formé pour fédérer
toutes les oppositions citoyennes à ce projet, en parallèle
avec le P.N.R. et les élus.
Une vingtaine de communes sur le massif granitique de Piégut
ont reçu une lettre de la Mission Collégiale de
Concertation Granit en date du 27/01/2000 les informant qu'elles
étaient susceptibles d'accueillir un centre de " stockage
en profondeur au moyen de laboratoire de recherches souterrain."


Prenons les arguments un par un :
ASPECT
SCIENTIFIQUE :
Ce projet est présenté sous un vernis de recherche
scientifique ("laboratoire") qui masque sa finalité
véritable, soit trouver des sites et y installer de futurs
centres de stockage souterrains. Cela se vérifie à
Bure (Meuse) actuellement, où deux types de chantiers parallèles
sont en cours. Installation d'une "niche d'expérimentation"
du pseudo "labo" justifiant la notion de recherche d'une
part. Et creusement de deux longues galeries d'exploitation et
de reconnaissance de la couche argileuse du site qui sont bien
les prémices du stockage, d'autre part. (car ce site est
sur l'argile, alors que nous sommes sur le granit, mais la démarche
serait la même concernant notre secteur.)
L'argument de la stabilité géologique de notre région
est battu en brèche par des tremblements de terre dont
celui du 23/02/2000 ( 3.9 sur l'échelle de Richter. )
ASPECT
FINANCIER :
Si l'accompagnement financier est important, il a pour effet de
troubler de nombreuses consciences, celles d'élus en "mal
de développement" notamment et de propriétaires
peu scrupuleux.
ASPECT ECONOMIQUE :
Les promesses à l'emploi et de développement local
sont illusoires. Les emplois et techniques requises autour de
tels chantiers sont beaucoup trop qualifiés pour les ressources
locales. Cela se vérifie à BURE aujourd'hui. Déjà,
dans la région de BURE des producteurs ( laitiers ou autres
) ainsi que des éleveurs ont de la peine à trouver
des débouchés pour leurs produits. Et chez nous,
ce sera la fin du tourisme vert et de la filière agro-alimentaire
( fraises, foie gras, champignons, lait, maïs...). La semaine
dernière, des acheteurs potentiels ( étrangers )
d'une maison n'ont pas voulu signer les sous-seings, de peur de
se retrouver dans une région radioactive !
ASPECT
SOCIAL :
Tout essai d'implantation dans une région s'accompagne
aussi de campagnes de communication ou promotion du projet, par
voie de presse mais aussi de façon plus pernicieuse par
distribution de "produits" de communication dans les
écoles, par sponsorisation de clubs divers et manifestations
culturelles, promesses d'équipement, etc. Cela s'appelle
de la corruption "légale".
ASPECT
DEMOCRATIQUE :
Nous n'avons pas en tant qu'individus-citoyens à répondre
- fût-ce sous forme de référendum - à
une question du genre : " êtes-vous pour ou contre
l'implantation d'un laboratoire dans votre département
ou commune? ". Ce type de démarche (Qui sait répondre???)
est dangereux et doit être repoussé immédiatement!
Il faut faire de la gestion des déchets une question nationale.
La voie de l'enfouissement ( véritable finalité
du projet) doit être immédiatement évacuée,
et si consultation nationale il doit y avoir, avec toutes les
précautions qu'elle impose, elle ne peut porter que sur
la politique énergétique globale de notre pays.
Un géophysicien connu n'a-t-il pas affirmé il y
a quelques années "Géologiquement
parlant, le sous-sol est le plus mauvais endroit pour stocker
les déchets à long terme : il contient de l'eau
qui circule et pénètre partout. ":
à l'époque il n'était pas encore ministre
mais s'appelait déjà Claude Allègre!
Ce point de l'enfouissement doit être bien compris et expliqué
: ces déchets ont une durée de vie (...donc de dangerosité...)
de l'ordre de plusieurs milliers, voire millions d'années.
Les emballages des colis qui conditionnent les déchets
ne seront fiables, dans l'état actuel des recherches, que
quelques dizaines d'années. (L'"emballage" :
vitrification, bitumage et -ou- béton ou conditionnement
inox).
L'enfouissement met donc l'eau en danger, laquelle sera un vecteur
de transmission de radioéléments dans la biosphère
qui sera elle-même contaminée: eau, terre et air
sont donc voués à une contamination radioactive
à terme.... Et surtout : l'enfouissement est irréversible
! Si un jour - faisons confiance à nos scientifiques -
nous pouvons traiter enfin ces déchets afin de les inactiver,
il ne sera plus possible de les récupérer ! Politique
de l'autruche...
Actuellement, les déchets sont "provisoirement "
stockés à LA HAGUE, à MARCOULE et en d'autres
sites gérés par le C.E.A. (Commissariat à
l'Energie Atomique). Et ils nous pèsent...
Or, seule la France s'entête dans la voie du tout nucléaire
au mépris de la recherche sur d'autres énergies,
comme en Norvège, en Italie, aux Pays-Bas...
Etes-vous prêts à endosser ( et assumer) la responsabilité
devant les générations actuelles et futures
- de souiller l'image non pas seulement de votre commune mais
de toute une région déjà durement sinistrée
( tempête)?
- de casser la dynamique du P.N.R. ?
- de laisser planer la menace de risques très graves sur
la santé des personnes qui vivent et vivront ici?
- de contribuer à l'accentuation de la désertification
locale?