LA LOI  LE CALENDRIER  COLLECTIF, HISTORIQUE
 ASPECT SCIENTIFIQUE  ASPECT FINANCIER  ASPECT ECONOMIQUE
 ASPECT SOCIAL  ASPECT DEMOCRATIQUE  


La LOI

Loi du 30/12/91 - L'article 1 de la loi énonce : "la gestion des déchets radioactifs et à vie longue doit être assurée dans le respect de la protection de la nature, de l'environnement et de la santé (...) en prenant en considération les droits des générations futures"

Trois axes de recherche sont envisagés

LE CALENDRIER

Entre Mi Mars et Mi Avril :
rencontre entre les élus locaux, le Conseil Régional, le Conseil Général et l'ATEAC
Fin avril
rencontre avec les associations
Mi Mars
1e rencontre Mission Collégiale (représentant de l'ANDRA)
Après le mois de Juin
2e rencontre Mission Collégiale + associations
3e rencontre Mission Collégiale + habitants
Fin juin 2000
Compte rendu au gouvernement
Début des forages
Reprise des dossiers par l'ANDRA
2006
Rendez vous Global
GOUVERNEMENT - PARLEMENT : Prise de décision finale sur le site choisi
Fin 2006
Début des travaux pour le site d'enfouissement

HISTORIQUE DU COLLECTIF

A la suite d'une information parue sur Internet et dans la presse faisant état du projet d'enfouissement de déchets nucléaires dans le massif granitique de Piégut (un des quinze sites retenus) un collectif spontané et apolitique s'est formé pour fédérer toutes les oppositions citoyennes à ce projet, en parallèle avec le P.N.R. et les élus.
Une vingtaine de communes sur le massif granitique de Piégut ont reçu une lettre de la Mission Collégiale de Concertation Granit en date du 27/01/2000 les informant qu'elles étaient susceptibles d'accueillir un centre de " stockage en profondeur au moyen de laboratoire de recherches souterrain."


Prenons les arguments un par un :
ASPECT SCIENTIFIQUE :
Ce projet est présenté sous un vernis de recherche scientifique ("laboratoire") qui masque sa finalité véritable, soit trouver des sites et y installer de futurs centres de stockage souterrains. Cela se vérifie à Bure (Meuse) actuellement, où deux types de chantiers parallèles sont en cours. Installation d'une "niche d'expérimentation" du pseudo "labo" justifiant la notion de recherche d'une part. Et creusement de deux longues galeries d'exploitation et de reconnaissance de la couche argileuse du site qui sont bien les prémices du stockage, d'autre part. (car ce site est sur l'argile, alors que nous sommes sur le granit, mais la démarche serait la même concernant notre secteur.)
L'argument de la stabilité géologique de notre région est battu en brèche par des tremblements de terre dont celui du 23/02/2000 ( 3.9 sur l'échelle de Richter. )


ASPECT FINANCIER :
Si l'accompagnement financier est important, il a pour effet de troubler de nombreuses consciences, celles d'élus en "mal de développement" notamment et de propriétaires peu scrupuleux.
ASPECT ECONOMIQUE :
Les promesses à l'emploi et de développement local sont illusoires. Les emplois et techniques requises autour de tels chantiers sont beaucoup trop qualifiés pour les ressources locales. Cela se vérifie à BURE aujourd'hui. Déjà, dans la région de BURE des producteurs ( laitiers ou autres ) ainsi que des éleveurs ont de la peine à trouver des débouchés pour leurs produits. Et chez nous, ce sera la fin du tourisme vert et de la filière agro-alimentaire ( fraises, foie gras, champignons, lait, maïs...). La semaine dernière, des acheteurs potentiels ( étrangers ) d'une maison n'ont pas voulu signer les sous-seings, de peur de se retrouver dans une région radioactive !

ASPECT SOCIAL :
Tout essai d'implantation dans une région s'accompagne aussi de campagnes de communication ou promotion du projet, par voie de presse mais aussi de façon plus pernicieuse par distribution de "produits" de communication dans les écoles, par sponsorisation de clubs divers et manifestations culturelles, promesses d'équipement, etc. Cela s'appelle de la corruption "légale".


 

ASPECT DEMOCRATIQUE :
Nous n'avons pas en tant qu'individus-citoyens à répondre - fût-ce sous forme de référendum - à une question du genre : " êtes-vous pour ou contre l'implantation d'un laboratoire dans votre département ou commune? ". Ce type de démarche (Qui sait répondre???) est dangereux et doit être repoussé immédiatement! Il faut faire de la gestion des déchets une question nationale. La voie de l'enfouissement ( véritable finalité du projet) doit être immédiatement évacuée, et si consultation nationale il doit y avoir, avec toutes les précautions qu'elle impose, elle ne peut porter que sur la politique énergétique globale de notre pays.
Un géophysicien connu n'a-t-il pas affirmé il y a quelques années "Géologiquement parlant, le sous-sol est le plus mauvais endroit pour stocker les déchets à long terme : il contient de l'eau qui circule et pénètre partout. ": à l'époque il n'était pas encore ministre mais s'appelait déjà Claude Allègre!
Ce point de l'enfouissement doit être bien compris et expliqué : ces déchets ont une durée de vie (...donc de dangerosité...) de l'ordre de plusieurs milliers, voire millions d'années. Les emballages des colis qui conditionnent les déchets ne seront fiables, dans l'état actuel des recherches, que quelques dizaines d'années. (L'"emballage" : vitrification, bitumage et -ou- béton ou conditionnement inox).
L'enfouissement met donc l'eau en danger, laquelle sera un vecteur de transmission de radioéléments dans la biosphère qui sera elle-même contaminée: eau, terre et air sont donc voués à une contamination radioactive à terme.... Et surtout : l'enfouissement est irréversible ! Si un jour - faisons confiance à nos scientifiques - nous pouvons traiter enfin ces déchets afin de les inactiver, il ne sera plus possible de les récupérer ! Politique de l'autruche...
Actuellement, les déchets sont "provisoirement " stockés à LA HAGUE, à MARCOULE et en d'autres sites gérés par le C.E.A. (Commissariat à l'Energie Atomique). Et ils nous pèsent...
Or, seule la France s'entête dans la voie du tout nucléaire au mépris de la recherche sur d'autres énergies, comme en Norvège, en Italie, aux Pays-Bas...

Etes-vous prêts à endosser ( et assumer) la responsabilité devant les générations actuelles et futures
- de souiller l'image non pas seulement de votre commune mais de toute une région déjà durement sinistrée ( tempête)?
- de casser la dynamique du P.N.R. ?
- de laisser planer la menace de risques très graves sur la santé des personnes qui vivent et vivront ici?
- de contribuer à l'accentuation de la désertification locale?

Par votre hostilité résolue, rejoignez, au delà des clivages politiques, le député, les conseillers généraux, la quasi-totalité des maires concernés et l'immense majorité des citoyens responsables qui, en signant la pétition, ont d'ores et déjà manifesté leur opposition totale et déterminée à ce projet.