Les jeunes en Périgord Vert.



Conclusion
Maintenant que nous avons vu ces différents groupes, il se pose un question, peut-on parler de « jeunes ruraux » ? Pas de leur point de vue, qu’ils se représentent la ruralité comme un obstacle, comme une protection ou comme un potentiel, est-ce que certains problèmes évoqués (isolement géographique, opportunités de travail, animations, phénomène de bandes…) et certaines « réussites » (le fait de se connaître, l’importance de la famille…) ne sont-ils pas les mêmes dans des zones de fortes densités ? (Exemple des quartiers, isolés socialement et géographiquement, mais avec une vie communautaire forte, notion du « bled » de plus en plus présente chez les jeunes qu’on appelle « de banlieue »).
Mon travail va consister maintenant à spécifier pour ces différents groupes quel type d’action ils adoptent sur leur lieu de vie. Il y a déjà quelques pistes.
Il faudra essayer de dégager de nouvelles formes d’exclusion ou d’intégration des jeunes, en particulier dans le cas de la complexité de la vie sociale dans ce contexte d’isolement. (Des formes de vie publique qui sont associatives/culturelles, privées /familiales, économiques/industrielles). L’exclusion en milieu rural peut revêtir les même formes qu’en milieu urbain : chômeurs, émigrés, rmistes… Mais, il existe de formes qui ne rentrent pas dans ces catégories et qu’il est difficile d’appréhender parce qu’elles sont plus diffuses et disséminées à travers le territoire. Etre isolé, être exclu ou être pauvre, se sont trois situations différentes, qui peuvent être cumulées mais qui ne sont pas équivalentes. Un exclu est souvent isolé, mais une personne isolée n’est pas forcément exclue, ni pauvre financièrement, mais pauvre en relations sociales.
Il faudra enfin essayer d’identifier les conditions nécessaires pour revaloriser ces espaces de faible densité de population, pour donner les moyens aux jeunes et aux acteurs locaux de tout ordre de mettre en place des actions de développement adaptées et qui leur conviennent.
L’enjeu pour ces espaces de faible densité est de créer ou renforcer les liens avec le lieu de vie mais aussi avec les autres pour valoriser le territoire. La création de réseaux, même s’ils nous échappent, permet aux jeunes de pouvoir avoir les moyens de se faire une place dans leur lieu de vie et d’en être les acteurs. La question se pose de savoir comment créer ces réseaux, avec quels partenaires, sur quels supports…



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