Les jeunes dans les espaces de faible densité de population, recomposition et mise à distance.



Etude comparée entre la France et la République d’Irlande.

Thèse effectuée sous la direction de : Michel ROUX (Université de Toulouse le Mirail), Fabienne CAVAILLE (Université de Toulouse le Mirail), Mary CAWLEY (National University of Ireland, Galway).
UMR Dynamiques Rurales

Dans cette recherche, le but est de comprendre dans quelles conditions les jeunes habitent ces espaces et ce qu’ils signifient pour eux. L’enjeu de ces questions est de comprendre ce que les espaces de faible densité de population peuvent avoir de spécifique dans la construction de leur vie. Il s’agit d’analyser à travers les modes de vie des jeunes comment se construit une nouvelle ruralité.

Une première interrogation porte sur la représentation et le sens que les jeunes qui vivent dans les espaces de faible densité de population donnent à leur lieu de vie. Il nous faut dégager les nuances des manifestations sociales et spatiales de l’isolement, car tous sont affectés différemment, et les réponses et attitudes que les jeunes adoptent. Leurs besoins et les aspirations s’expriment à travers leur volonté de rester ou de partir. Ces questions visent à comprendre la façon dont les jeunes vivent ces espaces (rapport au territoire) et les implication que cela peut avoir sur leur avenir, et leur envie de continuer à habiter dans ce lieu de vie ou d’en partir.
La seconde interrogation est centrée sur l’isolement dans le but de comprendre le rôle qu’il joue au niveau des relations sociales, des modes d’habité et des stratégies et pratiques individuelles ou collectives et surtout comment il est vécu et ressenti par les jeunes. L’objectif est d’analyser dans quelle mesure la mobilisation autour de projets collectifs et associatifs constitue des stratégies spécifiques que les jeunes mettent en place pour s’accommoder des contraintes liées à l’isolement.
Nous nous appuierons pour l’essentiel sur des enquêtes de terrain privilégiant l’entretien semi directif et l’observation. Les terrains d’étude se situeront dans le département de la Dordogne, le Périgord Vert (France) et dans le Comté de Galway (Irlande).
Les résultats mettront en évidence ce qui se trouve transformé au niveau spatial et social et dégageront :
1) De nouvelles formes d’exclusion ou d’intégration des jeunes.
L’exclusion en milieu rural peut revêtir les même formes qu’en milieu urbain : chômeurs, émigrés, rmistes… Mais, il existe de formes qui ne rentrent pas dans ces catégories et qu’il est difficile d’appréhender parce qu’elles sont plus diffuses et disséminées à travers le territoire. Etre isolé, être exclu ou être pauvre, se sont trois situations différentes, qui peuvent être cumulées mais qui ne sont pas équivalentes. Un exclu est souvent isolé, mais une personne isolée n’est pas forcément exclue, ni pauvre financièrement, mais pauvre en relations sociales.
2) De nouvelles formes de citoyenneté et la complexité de la vie sociale dans un contexte d’isolement. Des nouvelles formes de vies publiques, associatives/culturelles, privées /familiales, économiques/industrielles et comment cela transforme l’espace rural.
3) D’identifier les conditions nécessaires pour revaloriser ces espaces de faible densité de population, pour donner les moyens aux jeunes et aux acteurs locaux de tout ordre de mettre en place des actions de développement adaptées et qui leur conviennent.


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