Ce
tableau à ouvertures multiples
décline un court poème
libre de François Dodat: L’oiseau
du grand vent volait de fenêtre
en fenêtre, mais s’arrêtait
parfois au guichet du bonheur le temps
d’y cueillir un copeau de miel
ou d’espérance. Une
oeuvre présente au premier abord
une surface plane, comme un ciel nuageux
où l’écriture n’est
pas là pour le sens et intervient
de façon indirecte, inversée,
reflétée. Le panneau s’ouvre
en deux volets sur une fenêtre
qui semble balayée par la pluie
où s’envolent des oiseaux
(gravures au sucre) et où apparaît
à nouveau l’écriture
du poème. La fenêtre une
fois ouverte en deux révèle
sur sa partie intérieure le jeu
d’écriture qui se poursuit
pour donner une impression de dentelle,
de rideau, et en partie centrale, le
poème apparaît en clair,
gravé jusqu’au vide sur
une plaque de zinc. Autour de la plaque,
l’écriture, illisible,
est toujours présente. Un petit
"fenestrou" en tôle
ajourée s’ouvre sur ‘le
copeau de miel”, ici en laiton,
placé au milieu d’un petit
carton ondulé et des lambeaux
de papier déchiré. Le
poème renvoie au thème
du voyageur solitaire qui trouve l’hospitalité
et peut ainsi repartir vers d’autres
destinations, grâce à la
générosité de son
hôte qui lui offre nourriture
et encouragements.
|