"Les
natures mortes peintes du Maurice Albe,
qu'elles soient de 1914, 1965 ou 1976,
qu'il vive à Paris ou en Périgord,
qu'elles se nomment: Nature Morte à
la chaise, aux raisins, aux tomates,
au paquet de Gauloises, contiennent
une trés grande variété
d'éléments; chacun de
ces éléments s'individualise,
trés fortement s'accorde et diffuse
sa propre lumière. Son intimité
avec le sujet lui permet de traduire
avec subtilité les rapports que
les objets entretiennent entre eux,
à travers les couleurs, les formes,
les espaces, les lignes. Composition
et exécution du tableau sont
trés abouties. Son pinceau dessine
et peint à la fois: la pelure
jaune et ocre d'un oignon, les damiers
bleux et noirs d'une nappe. Ses natures
mortes ne sont pas des instants de vie
inachevée. Elles nous transportent,
chaque fois, dans la nostalgie d'une
intemporalité éphémère.
(...) Dans chacune de ses compositions
nous apparaît sa grande sensibilité,
celle qui s'exalte, au moment où
il organise, en ne laissant rien au
hasard, où il compose soigneusement.
Enfin, il contemple, avant de s'asseoir
devant son chevalet; ce que les Anglais
ont appelé Still life. Maurice
Albe va peindre des objets qu'il rendra
vivants, rayonnants intérieurement
et d'une grande harmonie"
(Anne
Picaud-Voltzenlogel, in MAURICE
ALBE un artiste et son pays, par
François Bordes, Edition Fanlac
/ Conseil Général de la
Dordogne, page 58)
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