Un pays poudreux
(...pays : j'imagine)
fait de plateaux larges et calmes, irrigués
de méandres, de boucles (sans obstination)
au dessin fluide, ample, tracées sans impatience
affleurant à la surface,
surface aux tons délicats de confiseries oubliées
qui avec les années cèdent du contraste,
se fondent davantage
et diffusent des douceurs
parfois légèrement acidulées.

Les peintures de Luc Defontaine sont d'une
surprenante matité,
peaux sèches qui se fichent des cosmétiques, elles
semblent presque
sur le point de se pulvériser.