L'église

Siège de l'ancien archiprêtre de la Double, l'église de Vanxains a été classée monument historique en 1908. Au cours des siècles, cet édifice qui appartient à la famille des églises à coupoles du Ribéracois, a fait l'objet de profonds remaniements.

Dégagé de ses appendices gothiques, il s'ouvre par une nef unique prolongée par un avant-choeur sous coupole et un choeur rectangulaire

La nef à deux travées est surmontée d'une voûte en berceau brisée que supportent des murs gouttereaux ornés d'arcs d'applique percés de baies encadrées de colonnettes. La coupole de l'avant-choeur retombe sur des colonnes aux chapiteaux sculptés de personnages, monstres et feuillages. A ces signes architecturaux révélant l'origine romane de l'édifice s'ajoute une belle inscription du Xllll ème siècle sculptée dans l'embrasure de la baie axiale du chevet.

L'église doit au XVIIIIème siècle son clocher construit au-dessus du portail d'entrée et son maître-autel provenant de la Chartreuse de Vauclaire.

Au XIXI-1 siècle, de nombreux entretiens et embellissements ont été exécutés. La première période remonte aux années 1836 avec le crépissage extérieur de l'église et du clocher, la démolition et reconstruction d'une sacristie neuve et l'achat d'un autel; la seconde, aux années 1861 et 1867 avec la réfection des couvertures et charpentes, puis le ravalement complet de l'intérieur de l'église décorée à cette occasion d'un enduit avec faux joints d'appareillage tracés à la colle.

Au début du XXI-1 siècle, pour le maire répondant à la lettre circulaire envoyée en octobre 1905 par la préfecture du département, "l'église de Vanxains ne renferme aucun objet offrant un intérêt pour l'histoire.

Elle possède quelques tableaux dont l'un a été donné par l'état il y a vingt-cinq ans environ".

De facture trop récente peut-être, l'orgue installé sur la tribune ne semble pas retenir son attention, pas plus d'ailleurs que celle de l'abbé Brugière qui n'en mentionne pas l'existence dans ses notes manuscrites sur la commune de Vanxains.

De fait, c'est une constante qui s'impose par sa récurrence, les orgues de la Double se signalent curieusement par leur absence.