Une
reconversion dictée par la conjoncture économique.
Le
déclin des forges traditionnelles
Au
milieu du XIXème siècle, la plupart des forges du
Périgord sont dans une situation difficile. C'est le cas
de la forge de Malherbeaux dont la production diminue faute de
débouchés suffisants. Le traité de libre-échange
signé entre la France et l'Angleterre en 1860 porte un
coup mortel aux maîtres de forges périgourdins. Ils
ne peuvent pas lutter face à la concurrence des installations
métallurgiques britanniques plus productives, offrant des
fers à moindre coût.
Des
conditions favorables pour le papier de paille
A
la même période, les fabriques de papier de paille
sont au contraire, en pleine expansion. La paille de seigle offre
une matière première avantageuse, le seigle, céréale
des terres acides et pauvres est cultivé abondamment dans
cette région du Périgord - Limousin sur les sols
granitiques. Il présente une paille de grande longueur,
riche en cellulose. Les fabriques de papier de paille tendent
à supplanter les fabriques de papier-chiffon, dont la matière
première est devenue trop chère.
La
création de la papeterie de Vaux-Malherbeaux
En
1861, Camille Bon, héritier d'une puissante famille de
maîtres de forges d'Excideuil, frère cadet d'Hippolyte
Bon, fait une demande de conversion de la forge à fer de
Vaux, en usine propre à la fabrication de papier de paille.
En 1863, une société est crée dont l'objet
est: " le commerce des papiers de paille et des fers fabriqués
dans les usines de Vaux et Malherbeaux ". Camille Bon apporte
l'usine à papier de paille de Vaux; Alfred Dumas de Lavareille,
la forge de Malherbeaux pour la fabrication des fontes et des
fers; Julien Anglard, des fonds ruraux et 25.000 francs en marchandises.
L'usine est règlementée par arrêté
préfectoral du 3 mars 1863.