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Les moulins de Couze face aux mutations économiques du XIXe siècle

Des difficultés apparaissent sous la période révolutionnaire. La main d'oeuvre puis la chiffe viennent à manquer. le commerce est rendu difficile par la conjoncture. Les papetiers ne peuvent plus représenter les croix et couronnes en filigranes et perdent leur principal débouché. Les premières roues s'arrêtent de tourner. Après la Révolution et l'Empire, beaucoup de papetiers restent fidèles aux anciennes pratiques, hésitent à investir dans de nouveaux outillages et à utiliser de nouvelles techniques.

En 1810, le sous-préfet de Bergerac, Maine de Biran, note dans un rapport: " la papeterie est encore importante mais en décadence par la privation des anciens débouchés offerts à ses produits. La papeterie la plus renommée est celle du sieur Marot, de Bayac, qui fabrique avec un moulin à cylindre (le seul qui existe dans l'arrondissement), du papier velin qui rivalise avec celui d'Angoulême et a obtenu une distinction flatteuse dans la dernière exposition des produits de l'industrie nationale... Il a soutenu son usine à l'époque où celles de ses confrères étaient tombées dans un état d'inaction bien voisin de l'anéantissement. Dans ce temps où toutes les voies d'exportation semblaient fermées, il imagina qu'en faisant des papiers supérieurs, il en rouvrirait une pour lui et, depuis, il a continué de fabriquer les papiers les meilleurs comme les plus beaux qu'il exporte en totalité ". A cette époque, les papeteries de Couze emploient encore 132 ouvriers et produisent pour 164.705 francs de papier. Mais la concurrence notamment des papetiers charentais qui utilisent de nouveaux outillages plus performants (piles hollandaises, cylindres sécheurs...) devient de plus en plus sévère et beaucoup de moulins sont dans une situation très difficile.

 
     

Cette base a été conçue par le Lycée St-Joseph de Sarlat puis réalisée et hébergée par
le Conseil Général de la Dordogne