A
Couze, l'activité papetière reste prospère
jusqu'au XIXe siècle. Après avoir travaillé
longtemps pour des commanditaires hollandais les papetiers en
proie à des difficultés, à la concurrence
du bois et de la fibre végétale vont s'orienter
vers le papier filtre, avant de connaître un déclin
inexorable au début du XXe siècle, qui amènera
la plupart des papetiers, à cesser peu à peu toute
activité.
Des
moulins travaillant principalement pour la Hollande: le temps
de la prospérité
Jusqu'à
la fin du XVIIIe siècle, la Hollande représente
le principal marché des papetiers de Couze. C'est l'époque
où les Provinces Unies, éprises de liberté,
sont la terre d'élection et de diffusion d'ouvrages dans
toute l'Europe. Leur production en papier est très nettement
déficitaire face à une demande qui ne cesse de croître.
Cette situation donne une grande impulsion à la fabrication
périgourdine et angoumoisine. Les papetiers de Couze agissent
comme des sous-traitants, le papier fabriqué est revendu
comme papier de Hollande en Europe du nord et en Russie par des
négociants hollandais.
Monsieur Nicolaï, auteur de deux
ouvrages, l'un sur l'histoire des moulins à papier du Sud-Ouest
de la France, l'autre sur les filigranes explique: " la production
était retenue deux années à l'avance par
contrats reçus chez le notaire où l'on stipulait
la sorte de papier que le fabricant devait livrer, son poids,
ses dimensions, sa qualité. Un échantillon signé
par les parties et le tabellion était joint au contrat
ainsi que le modèle de filigrane ".