Le papier succède au papyrus et au parchemin comme support de
l'écriture. Au IIe siècle av. J.C, les chinois inventent
le procédé de fabrication du papier à partir
de bambou, lin et paille. En l'an 105, Tsai Lun, haut-fonctionnaire
chinois, fait part à l'empereur qu'il vient de réussir
à produire du papier à partir de chanvre, d'écorce,
de vieux chiffons et de filets de pêche.
Au
VIIIe siècle, les arabes vainqueurs des chinois à
Samarkand obtiennent des vaincus le secret de la fabrication du
papier qu'ils améliorent par la suite. La technique du
papier est diffusée, par l'intermédiaire des Arabes,
en Afrique du Nord au XIIe siècle, puis en Europe méditerranéenne
(Espagne, Sicile et Italie) aux XIIIe et XIVe siècles.
Les
italiens perfectionnent la fabrication du papier en utilisant
la colle à base de gélatine animale et le séchage
du papier à l'air sur des cordes.
Ce
sont eux aussi qui améliorent la technique du broyage,
en remplaçant la meule par un système de leviers
armés de pilons broyeurs et animés par une roue
hydraulique: le premier moulin était né et c'est
sous cette forme qu'on le rencontre un peu plus tard en France.
Sa
conception n'a guère évolué jusqu'au début
du XVIIIe siècle. La force motrice est en règle
générale l'eau qui sert à faire tourner une
roue à aubes. Toutefois la Hollande qui utilise la force
du vent innove en remplaçant la pile à maillet par
la pile cylindrique, à partir de 1682.
Au
XIVe siècle, les premiers moulins à papier apparaissent
dans le sud-est de la France, puis sur l'ensemble du territoire
aux XV et XVIe siècles. Les techniques artisanales de fabrication
du papier, ainsi que la tradition familiale se perpétueront
jusqu'au milieu du XIXe siècle. Sous la Renaissance, l'utilisation
du papier ne cesse de croître, depuis la mise au point par
Jean Gutenberg, du procédé d'imprimerie en caractères
mobiles, imaginé par les chinois au XIe siècle.
Les premiers moulins à papier de Couze datent de cette
période.