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(Source: Association des Moulins Bretons)




    

De la meule dormante aux premiers moulins à eau.

Au Paléolithique, l'une des préoccupations essentielles de l'homme est de se nourrir pour assurer sa survie. Il vit de chasse, de pêche et de cueillette.
Au Néolithique, dés le IXe millénaire avant J.C au Proche-Orient, à partir de 5000 avant J.C en Périgord, l'homme devient progressivement pasteur et agriculteur et se sédentarise. Il cultive les céréales et transforme les graines récoltées en farine. Les céréales sont d'abord broyées sur une meule dormante plane, sur laquelle on écrase le grain à l'aide d'un galet par un mouvement de va-et-vient. On utilise ensuite le pilon et le mortier, c'est la technique des égyptiens au IIe millénaire.
Au cours des siècles, le mouvement circulaire ne cesse de se perfectionner. C'est d'abord le moulin "à bras", formé de deux meules de pierre superposées, une meule inférieure fixe " dormante " et une meule supérieure "allante" qui tourne, le grain est introduit par le centre évidé de la meule supérieure. Un peu plus tard, les meules plus grosses sont manoeuvrées par des esclaves ou des animaux: c'est le moulin "à sang".
Ce sont les romains qui découvrent le moulin à eau, en Asie Mineure, au Ier siècle avant J.C et l'introduisent en Italie. De là, il gagne le reste de l'Europe.
Les premiers moulins à eau sont à roue horizontale. L'eau courante de la rivière anime des pales fixées sur axe, ce dernier actionnant à son tour une meule mobile reposant sur une meule fixe, dite dormante. Le grain est écrasé entre ces meules. Quelques siècles plus tard s'impose la roue verticale, par le jeu des engrenages une giration verticale est transformée en giration horizontale.
C'est au IVe siècle, qu'est construit à Barbegal près d'Arles, une véritable usine de meunerie, le "plus grand complexe industriel connu de l'Empire romain" (J.Gimpel), utilisant la force hydraulique et conçu pour moudre du blé pour 80.000 personnes. L'eau amenée par un acqueduc permettait d'entraîner deux groupes de huit meules qui pouvaient écraser 28 tonnes de céréales en une journée de 10 heures. Huit cents esclaves auraient été nécessaires pour obtenir la même production avec la technique des moulins "à bras"...

 
     

Cette base a été conçue par le Lycée St-Joseph de Sarlat puis réalisée et hébergée par
le Conseil Général de la Dordogne