La
domestication de l'énergie hydraulique pour moudre le grain,
presser l'huile, fabriquer la pâte à papier, scier
le bois, tanner les peaux, actionner les soufflets et les marteaux
des forges... fut en son temps une innovation essentielle.
Elle
épargna à l'homme un travail fastidieux et concentra
les activités le long des cours d'eau. La quasi-totalité
des moulins n'a pas survécu aux mutations économiques
des XIXe et XXe siècles. Vers 1809-1811, on comptait
un moulin pour environ 160 habitants, plaçant ainsi le département
de la Dordogne au 9ème rang en France.
S'il
existe encore quelques rares moulins en activités, beaucoup,
abandonnés, ruinés ont disparu. D'autres ont été
transformés en résidence principale ou secondaire.
Des
mouvements associatifs dynamiques comme les "Amis des Moulins
Bandiat-Tardoire" ou la SAPPAC, s'efforcent de conserver et
de promouvoir un patrimoine artisanal et industriel multimillénaire. |