

Périgord
- Limousin
Paysage
Vallonnement et mélange de bois, herbages et cultures, caractérisent les paysages du Périgord-Limousin. Leur homogénéité tient principalement dans l'imbrication permanente et extrêmement fine de leurs constituantes: l'arbre et la forêt, l'eau, les terres agricoles et le bâti.
La forêt et l'arbre tiennent une place essentielle dans les paysages: la forêt maille l'espace, couvre les plus hauts sommets, et bien que son importance dans l'occupation du territoire soit modérée (un tiers de la superficie), elle apparaît dans toute perspective. Il s'agit le plus souvent de taillis, dans lesquels le châtaignier tient une place prédominante.
Pour une majeure partie ancienne, la forêt du Périgord-Limousin fut essentiellement utilisée pour la production de bois de feu et la transformation du minerai de fer; son exploitation et sa valorisation déclinèrent à partir du XIXe siècle. Apparaissent çà et là, parfois en d'importants massifs (Les Cars, Vieillecour / Courbefy), des boisements récents où dominent les résineux.
L'eau, sous divers aspects, est omniprésente et constitue également l'un des éléments fondamentaux des paysages. Le Périgord-Limousin est maillé d'étangs et drainé par une multitude de cours d'eau découpant des vallées étroites et boisées sur le socle cristallin, larges et ouvertes sur l'assise sédimentaire. Parmi d'autres, on citera l'Isle, la Dronne, la Côle, la Nizonne, le Bandiat, la Tardoire, la Graine, la Vayres, la Gorre ...
L'espace agricole est majoritaire, et couvre la moitié de la superficie. Résultant de la persistance de systèmes d'exploitation traditionnels, extensifs et permettant des productions reconnues pour leur qualité (viande bovine limousine, veau sous la mère, agneau, ...), les terres agricoles accordent une place prépondérante aux herbages et prairies permanentes. Elles occupent les plateaux, les versants peu pentus et les fonds de vallée; l abandon de ces espaces par l agriculture constitue une des principales menaces qui pèsent sur le Périgord-Limousin.
Bien que le territoire soit peu densément peuplé, avec 28 habitants au kilomètre carré en moyenne et moins de 15 dans certains secteurs, l'habitat - diffus et éclaté en une multitude de villages et hameaux - est visible en quasi-permanence.
Le Périgord-Limousin est marqué par la présence humaine, passée ou actuelle. On peut réellement évoquer ici un espace fortement anthropisé, où l'homme et son milieu ont connu de fortes interactions mutuelles, marquées par les différentes vocations de l'espace dans le temps: l'homme a construit sur les hauteurs, a cultivé les pentes douces, il a réservé les vallées humides à l'élevage et les croupes aux sols pauvres pour l'exploitation forestière. Cette traduction de l'interaction homme-espace se retrouve sur la majorité du Parc et de ses Terroirs: le Bocage limousin au nord, les Massifs des Feuillardiers, les Plateaux Jumilhacois aussi bien que les Vallées Périgourdines en sont l'expression, avec leurs spécificités.
Bien souvent préservés, tant dans leurs constituantes que dans leur organisation, les paysages dénotent - et c'est là l'un de leurs principaux attraits - une région ayant su garder son authenticité et ses caractères traditionnels.